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GAZTEARTEA GARAZIN

03 OCTOBRE 2015 > 01 NOVEMBRE 2015

Exposition des œuvres de six jeunes artistes basques, dans la Prison des Évêques et le hall de la Mairie de Saint Jean Pied de Port.

L’exposition dans la Prison des Évêques montrera les œuvres des cinq finalistes pour le Prix Itzal aktiboa 2015 - Création Jeune, Art Contemporain : Grégory Cuquel, (Anglet/Angelu, Labourd); María Jiménez Moreno, (Zizur Mayor, Navarre); Cécile Mestelan, (Bidart, Labourd); Mickaël Vivier (Bayonne, Labourd) y Eluska Zabalo Monje (Arrasate-Mondragón, Gipuzkoa).

Dans la Mairie, les peintures de Charles Jaulerry (Arcangues, Labourd) seront exposées.

Inauguration et remise du Prix Itzal aktiboa : vendredi 2 octobre à 18h30 dans la Prison des Évêques.

GazteArtea Garazin, horaires

Prison des Évêques : tous les jours sauf le mardi, de 11:00 à 12:30 et de 14:30 à 18:30

Mairie de Saint Jean Pied de Port : du lundi au vendredi de 8:30 à 12:00 et de 14:00 à 17:30


GazteArtea Garazin: les 6 artistes

Cécile Mestelan

Cécile Mestelan

Née à Baiona-Bayonne en 1988, Cécile Mestelan a fait des études à l’Ecole Supérieur d’Art des Rocailles à Biarritz, d’où elle a reçu un Diplôme Nationale en Arts Plastiques, et à l’école cantonale d’art de Lausanne, d’où elle a reçu un Master en Arts visuels. Actuellement, elle divise son temps entre Bidart et Lisbonne, où elle a son atelier.

Pour cette exposition elle présente une série de petites sculptures rangées sur des socles en liège compactée sous le titre Fétiche. Manufacturées en série à partir de moules créées par l’artiste, ces statuettes en céramique creuse allient l’organique au géométrique, le grotesque au stylisé, faisant appel à la fois à des œuvres d’artistes comme Brancusi et Miró mais aussi aux « porte-bonheur » auxquelles l’on s’attache si souvent.

A l’ère post-Koonsienne actuelle de l’art mondial, celle du grand retour de la relique anatomique monumentalisée, refoulée par une modernité expérimentale désormais exténuée, ces petites sculptures de céramique d’un primitivisme minimaliste décomplexé indiqueraient- elles une autre sorcellerie du présent ?

Leur manque apparent de finalité,  renforcé par le contraste entre la mollesse terne du liège et la blancheur et la dureté de la céramique, nous invite à nous questionner sur nos rapports avec les objets qui nous entourent dans la vie courante.

Charles Jaulerry

Charles Jaulerry

Né en 1981 à Baiona-Bayonne et originaire d’Arrangoitze-Arcangues, Charles Jaulerry a fait des études d’art graphique à Paris et à New York, où il a travaillé pendant quatre ans dans le département d’archives de la Marlborough Gallery. C’est à cette époque qu’il a peint ses premières toiles. Ayant senti le besoin de développer son propre style, il est revenu à Arcangues, où il a développé une technique de collage pour réaliser des peintures inspirées par la nature et tout particulièrement par les oiseaux.

«Inspiré par le travail de Jackson Pollock et par la série Memory Ware Flats de Mike Kelley, j’ai voulu réutiliser des éléments stockés dans mon atelier pour créer une sensation de mouvement et de flottement en les collant sur la toile. Je me suis alors intéressé à combiner abstraction et figuration.

«Avec du recul, les collages se mélangent avec les motifs du fond de la toile. Alors que de près, on découvre des oiseaux en relief réalisés à partir de fragments de pigments séchés, de vieux papiers, de toiles découpées et de différents médiums que j’ai expérimenté et conservé au fil des années.»

Eluska Zabalo Monje

Eluska Zabalo Monje

Née en 1982 à Donostia (Saint Sébastien), Eluska Zabalo Monje a fait des études de Sociologie et des Beaux-arts à l’Université du Pays Basque. Aujourd'hui elle vit et travaille à Bilbao, où elle combine la peinture avec l'enseignement de l’art à des enfants et des adultes. Une bourse du gouvernement provincial de Bizkaia lui permet de développer un projet intitulé Paysages erratiques dans laquelle elle développe une approche multidisciplinaire se faufilant entre la peinture et la gravure en taille-douce.

Dans l’œuvre qu’elle expose ici, douze photogravures sur feuille d’aluminium présentent des fragments agrandis d’esquisses de paysages gravées sur des plaques en cuivre. Tout en se servant du paysage comme support de référence, l’artiste poursuit une stratégie d'aliénation de la forme et de la ligne à travers la déconstruction et la fragmentation. Son objectif est d’atteindre un niveau d’abstraction vis-à-vis du sujet de son point de départ, dans laquelle les valeurs référentielles sont dans un équilibre tendu avec les valeurs formelles.

La logique de la fragmentation et du réassemblage prend ainsi une place majeure dans le projet. Il s’agit de forcer à ses limites la relation du tout avec ses parties, afin de fracturer la frontière entre la dichotomie référentielle / autoréférentielle et de générer ainsi de nouveaux ordres formels et symboliques. Au moment de réassembler les fragments sous un nouvel ordre, ils composent à nouveau une unité dans son ensemble, mais en rendant plus claire leur discontinuité ou fracture interne.

Gregory Cuquel

Gregory Cuquel

Né à Baiona en 1980, Grégory Cuquel a son atelier à Bidart et il donne des cours de volume à l’École d'art de l'Agglomération Côte Basque – Adour. Dans cette exposition, il présente une série de dessins à la mine de plomb sur papier, titrée « jardin de brisement ».

« En écoutant de la musique, souvent celle de William Basinski, j’étale des feuilles dans l’atelier. J’écrase le graphite afin d’obtenir une poudre à laquelle j’ajoute par moments de la graisse ou du dissolvant. A partir de cet état de matière je frotte ma feuille avec, de manière à y faire ressortir des courbes, des plis et des interstices.

« J´accorde une place importante au temps qui peut alors prendre place parmi les gestes. Au fur et à mesure du frottement, des évolutions infimes enrichissent le dessin, des sortes de parcours ou d’architectures mentales apparaissent ou disparaissent. Le papier absorbe ces gestes, par endroit il se creuse et il en reste des traces. L´œil peut alors rentrer dans les matériaux en accordant de l´importance au détail. »


María Jiménez Moreno

María Jiménez Moreno

María Jiménez Moreno vit à Zizur Nagusia, près de Iruñea (Pampelune), où elle est née en 1978. Elle donne des cours d’art auprès de plusieurs associations. Depuis des années elle travaille sur la représentation mimétique de la nature en faisant de la sculpture tissée au crochet.

Ici elle présente un projet graphique intitulé Objetuario (Taxonomía ilustrada) qui prend son inspiration de l’utilisation scientifique de l’illustration comme moyen d'étude et de catalogage des espèces. Composée d’une série de onze illustrations en couleur inspirées par le travail des explorateurs, le projet prend comme sujet ses propres créations sculpturales.

« Dans mes projets artistiques je me sers de l’art comme moyen d’explorer et exprimer ma relation avec la Nature à travers des microcosmes intimes. J’expérimente avec un large éventail de matériaux et de techniques, en utilisant un langage plastique et conceptuel lié au réalisme magique.

« La sensibilité à son environnement est commune à toutes les cultures. Au cours du Moyen Age sont apparues les premières illustrations informatives, descriptives ou symboliques. Toutefois, elles étaient encore rudimentaires du point de vue technique.

« A partir de la conquête de l’Amérique, nous rencontrons de vraies illustrations scientifiques faites par les artistes qui accompagnaient les conquistadors ou bien par les navigateurs eux-mêmes. Ces illustrations servaient pour documenter la flore et la faune, aussi bien terrestre que marine. Les miennes veulent reconstruire un habitat curieux à travers un travail d'illustration intime. »

Mickaël Vivier

Mickaël Vivier

Né en 1983 à Baiona, Mickaël Vivier a fait des études à l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême et à l’université de Poitiers. Après avoir travaillé pendant plusieurs années au Palais de Tokyo à Paris, il enseigne l’art numérique et vidéo à l’Ecole d’Art de l’Agglomération Côte - Basque Adour.

Ici, il présente une installation intitulée « Histoire naturelle-Natura istorioa », combinant dessins, sculpture et vidéo dans une retranscription de la légende de la Chambre d'Amour à Anglet qui raconte le sort tragique d'un couple d'amants pris au piège dans une grotte au bord de la mer. Acculés par la montée des eaux, ils y meurent noyés.

« Je m’intéresse au rapport que nous entretenons avec le paysage. Il est pour moi capital que l’environnement qui entoure l’artiste influence la nature de son travail. Et puis il y a le Pays Basque comme territoire de mythes et de légendes, un espace propice au fantasme et à la fiction. Je me plais à superposer et entremêler ces différents couches de réalité.

« Histoire naturelle-Natura istorioa » s’inscrit dans cette démarche. La grotte de la légende, rebaptisée en chambre, reste encore accessible dans un renfoncement derrière le parking de la plage des Sables d'Or. Si on y pénètre aujourd'hui, on verra tracés dans le sol, des cœurs, des prénoms. Il y aura aussi des gobelets écrasés, quelques canettes de bières, des mégots éparpillés, des préservatifs usagés. C'est à partir de cette superposition du mythe romantique de la Chambre d'Amour et de sa réalité contemporaine que j'ai élaboré les différentes créations de l'installation.

« L’ensemble tend à questionner la perception de notre environnement et les différents modes de représentation, anciens ou contemporains, qui en résultent. Par le dessin naturaliste, je représente la faune et la flore qui nous entoure ; par l'imagerie 3D, je donne à voir des espaces inaccessibles à l'Homme ; par les mythes, je donne un sens aux manifestations naturelles dont je suis témoin. Il s'agit à chaque fois d'un langage qui nous permet de réécrire le monde. »


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